Archive pour la catégorie ‘Montagne’
Pointe des Cerces
Alpes, 10 juin 2009
Participants : Frédéric Chambat. Et Geneviève en voiture…
C’est bizarre de faire du ski de rando en juin mais pas plus que du canyon en janvier !
Pointe des Cerces (73 et 05, 3097 m), versant N en ski de rando
Démangé par l’envie d’essayer le matos de ski de rando acheté en fin de saison, plusieurs tentatives avortées, celle-ci est la dernière et la bonne. Départ hier soir et dodo sur le parking des Mottets ( 2000 m). Geneviève une collègue du CAF avec qui je suis venu a oublié ses chaussures : je pars donc seul ce matin à 5 h 15 et arrive au sommet à 8 h 30 après plusieurs échanges entre les skis et les crampons aux pieds. Y’a une chouette vue là-haut, notamment sur les Écrins. Courte mais superbe descente à skis. Pas vu le loup aperçu par plusieurs personnes dans le coin ces derniers temps.
Couloir de la Table, Aiguille du Tour
Massif du Mont-Blanc, du 30 mai au 1er juin 2009
Participants : Frédéric Chambat (Vulcain), Jarek.
Ce couloir est une grande classique de l’alpinisme facile (cotée PD+ ou AD-). Il faut d’abord monter au refuge Albert 1er, longer le glacier du Tour jusqu’au pied de l’aiguille, remonter le couloir de neige à 45°, parcourir un peu d’arêtes facile pour accéder au sommet et redescendre par la voie normale.
Samedi : montée au refuge sous la pluie malgré des prévisions météo au beau absolu !
Dimanche matin : impossible de dormir, nous sommes 20 dans une petit dortoir de refuge, il fait très chaud, pas de ventilation… A 2h30 nous décidons donc de nous lever avec les premières cordées, celles qui partent au Chardonnet. Départ 3h30, le temps n’est pas beau et nous cherchons un peu notre chemin de nuit. Arrivée au pied à 6h30. Petite pause.
Quelques cordées qui ont renoncé au Chardonnet à cause du mauvais temps sont là. Le ciel se dégage enfin. Remontée un peu laborieuse du couloir, Jarek est très fatigué : le mal de l’altitude joue à fond. Je vois enfin de près la mythique table ! (cf. photos jointes de Jarek). Le petit parcours d’arête qui suit est plus long que prévu. Arrivée au sommet vers 10h30, l’horaire est explosé, redescente sur le refuge.
Lundi grasse mat’ jusqu’à 6 h, exercices de mouflage sur le glacier et retour sur Lyon.
Couloir-goulotte « La diagonale » à la Grande Lance de Domène
Participants : Fred Chambat, Julien
Les montagnards se lèvent à l’heure ou les spéléos se couchent.
Ce matin debout 3h, départ de Lyon à 4h. Si si ! Après 2h20 de marche d’approche skis au dos puis aux pieds nous arrivons au pied du couloir. Nous chaussons les crampons, baudrier et remontons le couloir en 1h tranquille.
En fait il est beaucoup plus facile que prévu, la neige est dure, avec le plus souvent des marches, la pente est raisonnable (50°) et les deux passages de glace sont anecdotiques. D’un commun accord nous faisons descendre la cotation de la course (dans ces conditions) de AD à PD.
Nous débouchons sur l’arête au soleil. Après avoir cassé une graine nous poursuivons l’arête intéressante et facile pendant une heure environ. Nous décidons de redescendre quand la pente de descente face sud devient moins raide une centaine de mètres sous le sommet.
Bien nous a pris d’avoir porté les skis, la descente est superbe, la neige de printemps c’est le top ! On finit à 14h au bistrot de montagne devant une bière. Seul problème : pas mis assez de crème, faudra retourner demain au boulot avec le bronzage montagne.
WE raquettes – ski de fond
Vercors, les 31 jan. & 1er fév. 2009
Groupe « raquettes »
Samedi, arrivé dans la matinée, le petit groupe s’équipa à la Chapelle en Vercors, direction soit les pistes de ski de fond, soit le But St-Genix en raquettes.
Une dizaine d’ABC chaussèrent donc leur raquettes un peu au sud de Vassieu-en-Vercors, à côté d’un site préhistorique, pour une montée à travers la forêt enneigée et les pistes de traîneaux. Le temps était agréable et la petite troupe ne chômât pas pour arriver à la crête qui nous menait jusqu’à notre but (elle était facile ! ;-). La marche sur la crête, balayée par un vent froid, fût moins agréable. Néanmoins, le vent avait dégagé la vue, superbe une fois arrivé en haut. Une fois un petit coin à l’abri découvert et un pique-nique mangé rapidement pour cause de froid, le petit groupe redescendit dans la vallée par une longue (!!!) marche à plat.
De retour, un repos bien mérité et un petit apéritif nous ouvrèrent l’appétit pour un repas au gîte.
Le lendemain matin, la météo (comme prévu) n’était pas de la partie. Mais comme d’habitude, la persévérance et l’obstination légendaire d’ABC ne se démentit pas. Trois courageux marcheurs se dirigèrent donc en direction du but de l’Aiglette, un peu à l’est du But St-Genix. À la carte, nous nous frayâmes un chemin dans la forêt, dans une neige vierge et légère et avec quelques flocons qui nous accompagnaient depuis le matin. En haut, le panorama bouché par le brouillard, nous décidâmes de redescendre, toujours à travers la forêt, jusqu’à trouver un coin à l’abri. Le pique-nique avalé, le soleil fit une timide percée pour nous accompagner jusqu’à la voiture.
Retour à Lyon en début d’après-midi par le chemin des écoliers (j’espère sincèrement que les écoliers ne passent pas là ! ;-).
Groupe « ski de fond »
Samedi, journée ensoleillée en ski de fond comme en raquette. Départ à Herbouilly, petite porte d’entrée très sympatique du domaine de ski de fond. Camille a décidé de glisser en compagnie de la famille Chantrenne plutôt que de marcher. Promenade dans les bois jusqu’à un Belvédère bien placé pour le pique nique. Un peu tôt certes mais accueillant ! retour et visite du plateau. Séance de luge et petite promenade supplémentaire en ski de fond rien que pour le plaisir de passer la frontière entre la Drôme et l’Isère.
Dimanche : initiation au Bois Barbu à l’abri dans le massif forestier. Petit parcours tout en progression : plat, légère montée s’inclinant notablement sur le dernier km jusqu’à la frontière sus citée ! Le temps n’incitait pas vraiment à rester sur place pour pique niquer. Au retour, initiation à la descente : raide au départ puis beaucoup plus douce à la fin. Au total 14km, ce qui n’est pas rien pour les débutants en skating. Coté gîte, un peu frais mais vraiment spacieux et bon accueil. Merci Camille pour l’organisation.
Mathieu & Patrice
Arête des Cosmiques
Aiguille du Midi, Massif du Mont Blanc, 19 jui. 2008
Participants : Fred Chambat (Vulcain, ABC et CAF), Jarek (Troglo et CAF), Emma et Olivier (CAF)
L’arête des Cosmiques c’est une fantastique chevauchée dans les airs (cf. photos + bas). Une alternance d’arête, de petits couloirs et de rochers. Faire de l’alpinisme dans le massif du Mont Blanc c’était aussi un vieux rêve du temps où, adolescent, je lisais « La montagne à mains nues » de Desmaison. Rêve réalisé dans d’excellentes conditions : petit bivouac vers Cham la veille, beau temps et super chouette équipe homogène de « plus ou moins débutants ». Nous nous sommes rencontrés dans quelques stages et sorties initiation alpi du CAF et constituons une petite équipe motivée. Au sommet l’émotion est intense, je verse une larme ; personne ne voit rien derrière les lunettes de glacier.
Samedi donc. Lever à 5 h après une nuit sous la tente, à la belle ou dans la voiture, c’est selon. Rapide montée en benne au sommet de l’aiguille : le contraste est saisissant, là haut il y a beaucoup plus de vent et la température est bien inférieure à la vallée. Le ciel est bleu mais le Mont-Blanc a son petit chapeau. Départ un peu avant 8 h, descente de l’arête nord, puis traversée du replat jusqu’au pied de l’arête des cosmiques. Dans le replat deux drames ont été évités. A peine au dessus de nous, un second de cordée tombe sous nos yeux dans une rimaye, le premier de cordée crie, nous montons à grandes enjambées vers eux, le second ressort finalement par ses propres moyens avant que nous les ayons atteint. Tout juste repartis sur le replat nous entendons un énorme craquement : c’est un sérac qui se détache au dessus de la voie de montée au Tacul. Les dizaines de personnes qui montent en dessous ne risquent pas grand-chose car la trace passe judicieusement à l’écart de la trajectoire. Par contre les deux alpinistes situés plus à gauche entament, pendant la chute du sérac, une course à vive allure dans la pente, et échappent à un bloc de plusieurs mètres cubes qui vient terminer sa course à une cinquantaine de mètres. Peu après nous assistons à une petite dépose en hélicoptère juste à coté de nous. Pour les animations, l’office du tourisme a décidément mis les moyens !
Nous entamons l’arête proprement dite vers 9 h, nous sommes tranquilles, les cordées précédentes sont 100 m devant. Après une heure facile, l’affaire se corse : il y a la queue au rappel. Nous doublons des cordées en désescalade, faisons le rappel et doublons des espagnols. Nous nous arrêtons quelques minutes pour manger avant le pas clé, erreur, les espagnols les plus lents du monde nous repassent devant. Jarek commence a avoir le mal de l’altitude : maux de tête, envie de vomir, il avance lentement. Nous piétinons longtemps derrière les espagnols puis les re-dépassons peu avant le sommet. Le dernier ressaut est la partie la plus technique et la plus aérienne. Il faut jouer avec les becquets pour s’assurer, c’est très chouette. L’arrivée sur la plate-forme, vers 14 h, est un peu comique, les touristes montés en téléphérique nous applaudissent, les japonais nous prennent en photo. En attendant la benne de descente Jarek s’occupe à vomir. Verdict, l’endroit le moins approprié semble être par dessus la rambarde de la plate-forme sommitale : le vent remonte très fort le long des parois…
Un petit verre à Cham et les amis me déposent à Bonneville à la rencontre des collègues de canyon avec qui nous partons encadrer le stage canyon à Mieussy. A suivre au prochain mail…
Merci aux trois amis de cordée pour cette belle aventure.
Fred
Voie normale du Mont-Aiguille
les 28 & 29 juin 2008
Au départ nous étions 7 le 28 Juin et à l’arrivée aussi le 29 Juin!! Magique…
Donc pour gagner du temps nous partîmes la veille. Dodo à la belle étoile pour les courageux. Les autres classiquement sous la tente. La belle étoile avait peur de s’ennuyer car il y avait plein de copines. Pas de Nuage de mouche pour nous tenir compagnie comme promis par Caroline mais une humidité tenace qui n’a pas entamée notre moral d’acier. Réveil au clairon à 5h et départ tambours battants à 6h avant l’autre groupe qui se préparait sournoisement dans leur luxueux camping-car. Arrivée en bas de la voie juste avant les précités qui se sont arrêtés avant nous pour s’équiper !
Nous voilà partis à huit heures derrière une cordée de papi et mamie et une autre avec papa et fiston pas bien vieux. J’avais bien dis qu’il aurait fallu partir 1/4 d’heure avant.
Peu importe, le papa et le fiston courent et nous abandonnent lâchement. Ainsi va t il aussi en être du troisième age ! En fait c’est peut être 1 h avant qu’il aurait fallu partir !!!
Donc voilà même que la première cordée perd de vu la seconde et la troisième (je parle du groupe d’abc). Regroupement in extremis derrière le pilier de la vierge. Même un aveugle aurait vu les deux énorme pitons qui partent tout droit devant, mais la dalle lisse et le pierrier glissant du dessus leur faisait envie. Laurent en est encore tout chose ! Mathieu Zen, Stéphane Héroïque. On s’en souviendra.
Re-départ pour la boite aux lettre dans laquelle Céline a vraiment du essayer de passer… Ou alors elle n’était pas encore bien remise de ses émotions ! Elle a du y voir quelque chose d’effrayant car elle a fini par revenir. Regroupement au pied de la cheminée et re-départ pour déboucher sur le plateau sommital. Rapide déjeuner (le temps se couvre).Décidément, ça fait la deuxième fois que j’y vais et la deuxième fois que j’y mange en 1/4 d’heure là haut. Le service ne s’arrange pas. Descente au sec dans un joli vallon, jeu de cache cache avec le premier rappel (j’aime toujours autant les descriptions des topos). Il y en a bien qui sont descendus avant nous mais ils disparaissent comme par magie ! Nous avons trouvé une cordée de trois en train d’équiper un point pour descendre en rappel sur 60 m avec un rappel de 100 (divisé par deux ça fait que 50 m). Dégoûtés, nous snobbons pour aller trouver un joli rappel sur chaîne et maillon comme on les aime chez nous.
Stéphane passe en premier et part jouer à cache cache avec le second rappel. Il est très bon à ce jeu là. Magnifique descente de 50 m entre la paroi et une écaille, retour par une chatière meurtrière et un petit col. Descente en silence un peu fatigué mais surtout ravis de la promenade et de la performance.
Retour à Lyon sous 32°C et boulot ce matin… Grosse déprime !
Il y aura certainement une prochaine fois. Le coin est vraiment très beau.
Des photos à venir certainement.
Mathieu, Stéphane, Céline, Laurent et Caroline… Mais alors qui était la 7e (le sixième c’est moi) : Pascale. Je me demande encore si elle a bien compris pourquoi nous n’avons pris que deux rappels pour trois cordées. Vous aussi je suppose… Et si je vous dis qu’un des deux rappels était coupé en deux tout de suite ça fait tilt. Mais alors comment on fait pour descendre sur 50 m avec un rappel de 100 m coupé en deux. Interrogation à Curis jeudi soir. Passeport rose en jeu
C’est de l’humour et en plus Pascale, on l’adore !!! Et puis s’était juste une idée folle que j’ai eu juste avant de partir pour éviter de porter un rappel de 10m m non coupé en plus.
Description du passeport rose :
- savoir compter jusqu’à 3.
- compter trois cordes.
- ajouter 50 + 50 (non ça ne fait pas 25, il va falloir réviser !)
- décomposer 100 en deux nombres égaux.
Attention les notions des passeport précédents (passeport rose bonbon :savoir compter jusqu’à 1 et passeport rose saumon : savoir compter jusqu’à 2) seront aussi évaluées.
Patrice C.
Roc des boeufs en direct
Massif des Bauges, 8 sep. 2007
Voie dite « la directe du roc des boeufs », dans le massif de Bauges entre Annecy et Aix-les-Bains. 16 longueurs de corde, dénivelé 350m.
Participants : Caro, Jeanne-Marie, Fred, Mathieu et moi.
Départ samedi 17h de Lyon pour Bellecombe-en-Bauges. A l’arrivée petit apéro au bar-épicerie-boucherie-boulangerie du village. On passe la nuit au parking « Le Reposoir », nuit qui n’est d’ailleurs pas de tout repos… ! On se réveille tous avec nos sacs de couchage trempés par l’humidité, à part Fred qui lui est bien équipé.
Le dimanche, pendant la marche d’approche un petit nuage nous passe au-dessus de la tête… Pas de problème il est vite parti, OUF. Et le beau temps nous a accompagnés tout au long de cette journée.
Pour ces 16 longueurs de corde on a quand même mis 8h. Avec une cordée de 3 Jeanne-Marie, Fred et Mathieu et une cordée de 2 Caro et moi. Une voie splendide avec 3 passages à 5b, 5c, très agréable et accessible. Les photos en diront plus.
La descente, elle, a été marquée par un arrêt à la ferme, ou l’on a acheté de la tomme de Savoie, qui d’après Fred est spécialement bonne. Rentrée à Lyon, il est 23h, on est tous crevés, mais on a passé une très très bonne journée.
Un grand merci encore aux 2 chauffeurs Fred et Mathieu.
Quelques photos supplémentaires…
Fred la Brute
Aussois mon Amour
23 juin 2007
Pour le dernier week-end escalade avant la dispersion des vacances d’été, Jeff et Camille ont fait le pari de nous dénicher un lieu qui risque de devenir un incontournable des we ABC !!!!
Aussois, à peine 2h20 de route pour se retrouver au coeur d’une petite vallée pleine de promesses et de possibilités pour les amoureux des montagnes, donc nous tous !!!
Des spots d’escalades tous les 100 mètres, des grandes voies montagnes, un monolithe mythique d’après Jeff, bref, avec une météo clémente, un camping accueillant et des participants motivés, tous les ingrédients étaient réunis pour un week-end à donf pour se cuire les bras !!!
Premier jour, Jeff et Camille nous proposent une grande voie montagne aux portes du parc de la Vanoise, nous entamons donc la sus nommée après 2 h de marche d’approche dans un vent froid à décorner les marmottes, malheur… on entame la grimpe pas fières du tout avec Pascale, les doigts congelés jusqu’à la dernière phalange, aucune sensation avant la troisième longueur et la désagréable impression de grimper avec des doigts morts !
Enfin le soleil chauffe enfin (un généreux 7 degré) et on peut maintenant s’adonner à nos angoisses légitimes, peur du vide, tirage de cordes qui coince, loupage du bon itinéraire, pour finir triomphalement par une belle longueur en 5c après un relais vraiment gazeux !
Félicitations à Jeff pour son mental d’acier et la gestion de trois nanas pas hyper rassurées !! Le soir, repas bien mérité au resto dans le fort d’Aussois!!
Mais on en redemande et le lendemain on repart dans une grande voie sous le fort après 10mn de marche d’approche. On est plus serein et on enchaîne en réversible les 5 longueurs sans sourciller !! Pascale nous quitte hélas pour le paradis… (mais non, rien de tragique, le « grand paradis » c’est de l’alpinisme à Chamonix…) fin d’après-midi en couenne dans le 6a pour les filles et un peu plus pour Jeff et le papa de Camille qui vient renforcer l’effectif du week-end !
Troisième jour on renonce à une belle escalade sur le monolithe d’Aussois pour cause de météo douteuse, ( mais ce n’est que partie remise), et on inaugure un autre spot superbe de couenne où l’ on réitère les exploits tous à nos niveaux, on confirme les 6a en tête pour Camille et moi et Jeff se fait plaisir dans un 7a presque enchaîné !
Des sensations garanties, un coin magnifique et de la grimpe pour tous : il faut venir plus nombreux au prochain week-end qui sera proposé à Aussois.
Merci à Jeff et Camille pour cette découverte et l’organisation de ce week-end !
bonnes vacances a tous
Caro
Vive la neige
Lelex, les 2 & 3 fév. 2007
Ce week end avait lieu la sortie ABC dans le jura et plus précisément à Lélex.Diaporama Après quelques variations au niveau de l’effectif, nous partîmes 7 vendredi soir (Caro, Camille, Vanessa, Valérie, Laurent, Christophe et moi) et fûmes 10 samedi (Bertrand, Catherine et Yves en plus).
Après une première soirée bolognaise et une nuit de repos, nous avons goûté les joies du skating et de l’alternatif le matin (La Vattay). Un nombre de pistes non négligeable était fermé mais ça n’a pas empêché de faire un bon tour quand même. Après une 2° et courte séance l’après midi alors que Christophe et Vanessa s’essayaient aux raquettes, nous avons retrouvé Bertrand, Catherine et Yves à la buvette puis nous sommes rentrés tranquillement afin de nous préparer à déguster un Chili royal préparé par Camille accompagné de riz parfaitement cuit par Yves. La soirée s’est bien déroulée même si les effluves de raclette prédécoupée et emballée sous vide de l’hyper du coin de nos voisins de gîte mélangées à la salade de fruit donnaient un mélange assez particulier… Pas d’excès dans la soirée, tous couchés tôt et rassasiés, c’est le secret des week ends ABC…
Le dimanche, temps magnifique, direction le crêt de la neige pour les 7 du vendredi. Certains à pied depuis le gîte, d’autres en télécabine pour une partie du chemin et à pied pour le reste. Les raquettes sont restées accrochées sur le sac mais la balade était sympa, la vue magnifique et l’ambiance bonne. Les 3 du samedi sont partis à la recherche des quelques pistes de ski qui restaient ouvertes et praticables… Depuis plus de nouvelles… Hého !! Vous cherchez encore ?
Merci à Camille et Patrice pour ce week end fort sympathique. (Patrice, la petite famille va mieux ?)
Arnaud
Ski de rando en Vanoise
du 2 au 3 avril
Fin de saison …. provisoire en Vanoise
Etre en retard dans mes comptes-rendus me permet aujourd’hui d’éviter de vous raconter des conneries. En rédigeant celui-ci juste après la sortie, j’aurais pu vous dire que la saison de ski de rando est terminée, que la neige tombée abondamment cet hiver a fondu définitivement avec le redoux et qu’il est temps de ranger les skis et de sortir les chaussons voire les piolets tant que les couloirs ne sont pas trop fournis et en neige dure. Bref que le printemps était là et que cette sortie marquait la fin de l’hiver. Les chutes de neige jusque sur l’A40 ce week-end m’évite cette bévue mais rendent ce compte-rendu un peu anachronique. Vous n’avez qu’à faire comme s’il faisait beau dehors et ça le fera …
Donc, tout commençait bien ou plutôt tout commençait comme d’habitude avec Sandrine et Hélène : pour atteindre le refuge, un faible dénivelé nous attendait mais l’approche était terriblement longue. Je regardais inquiet sur la carte IGN d’Hélène l’itinéraire proposé : il commençait dans le coin inférieur droit de la carte pour terminer dans le coin supérieur gauche. Ca n’était pas bon signe. Et pourtant, une fois le dernier télésiège dépassé, toute trace de beauferie valdisérienne disparaissait : on était en Vanoise sauvage et c’était beau : un vallon sauvage tout juste parsemé de quelques chalets-refuges s’offrait à nous. La platitude du vallon offrait une vue qui n’avait d’égale que le degré de souffrance de Sandrine sur ce genre de parcours. Au col du Pisset, nous avions fait à peine 800m de dénivelé mais nous avions trop d’heures de ski dans les pattes et le cerveau trop embrumé par une discussion sur la constitution européenne pour pousser jusqu’à la pointe de Méan Martin. La descente bien qu’épique n’a pas été mémorable. Il a fallu chercher les plaques de neige au milieu des jolis pâturages.
Nous sommes arrivés suffisamment tôt au refuge pour profiter du soleil de plus en plus présent. Les couleurs fantastiques qu’il a données à la montagne en se couchant ont été une belle récompense. Sandrine nous a amené une récompense moins spirituelle. En effet, cette journée du 02/04 c’était la Ste Sandrine et son anniversaire. Comme Hélène connaissait les gardiens, on a également eu le droit à l’apéro. Heureusement, que le lever n’était pas prévu à 5h le lendemain !
Le lendemain donc, le ski de rando commençait (le ski de rando c’est le truc où ça monte d’abord pour descendre ensuite, contrairement au ski de fond). Les conditions anticycloniques avaient permis un bon regel mais le froid ambiant augmenté par le vent à l’approche du sommet de la pointe de la Sana allait presque nous faire regretter cette neige très porteuse. Le jeu en valait la chandelle car le sommet de la Sana offre un panorama à 360°: au premier plan : la grande casse et la Vanoise. Au loin : les Ecrins, les Alpes Suisses, le massif du mont blanc, excusez du peu !
Avec un peu d’avance sur le groupe, je suis arrivé au sommet en plein vent dans une neige dure sur une pente ne laissant pas de place à l’erreur. Pas fidèle pour 2 sous à mes principes par flemmardise, je n’ai pas suivi le principe qui dit : « quand tu hésites à mettre les couteaux, c’est qu’il faut les mettre ». Ca m’apprendra car en gagnant du temps à ne pas les mettre, je me suis pelé plus longtemps au sommet en priant pour que Bruno, avec qui nous avions rendez-vous, ne soit pas à la bourre.
Par chance, Bruno était pile à l’heure (après tout c’est son métier de tenir l’horaire). Nous sommes donc redescendus fissa. Enfin fissa, c’est une façon de parler parce que le vent les regels, les redoux avaient fait de la pente sous le sommet un champ de neige hétérogène inskiable sauf pour Bruno, décidemment écoeurant skis aux pieds. C’est donc avec une agréable surprise que nous avons découvert un champ de poudre légère et facile à skier 300 m plus bas. Cela dit, ça n’a pas duré longtemps et en dessous de 2000 m, il fallait se rendre à l’évidence : la neige était vieille et avait été réchauffée et recongelée de plus nombreuses fois que du bœuf britannique de 1996.
Après quelques pas de patineurs, nous atteignions la terrasse du bar. Je vous épargne l’éternel refrain du retour brutal à la civilisation après deux jours en montagne mais il faut reconnaître que finir la course sur une terrasse à Val d’Isère, c’est du brutal de chez brutal. Du coup, on n’a pas pu s’empêcher d’être méchant avec le serveur. Enfin merde, on a beau ne pas être savoyards, on n’accepte pas trop de se faire traiter comme des touristes de base.
Bertrand S