Sortie spéléo dans la grotte de la Moilda, Lompnaz dans l’Ain
Participants : Josiane, Fred, Patricia, Xavier et 7 initiés.
Le compte-rendu de Xavier :
Rendez vous au trou à 10 h du mat, arrivée de tout le monde une demi heure après, avec pour excuse d’oubli de changement d’heure ;-).
Patricia et moi partons devant vers 12 h équiper le trou, les autres devant nous rattrapper. 4 Kits pour deux, ça fait lourd… J’équipe le début en prenant mon temps, la cavité est extrèmement sèche, ça ne coule quasiment pas. Vers – 150, ne voyant pas le reste du groupe, je passe le relais à Patricia pour qu’elle apprenne à équiper. Il nous faut ruser : nous n’avons pas assez de plaquettes pour aller jusqu’à la salle Pétrière, nous avions pourtant pris une dizaine de plaquettes de rab par rapport à la fiche d’équipement… A la salle Pétrière, nous allons faire un tour dans le début des Extèmes. Y a quasiment pas d’eau, ça aurait été un weekend pour aller faire un tour derrière… Nous attendons une bonne heure l’autre équipe, et ne les voyant toujours pas, nous remontons tranquillou, Patricia commançant à déséquiper. Je prends le relais pour remplir un kit, et lui laisse déséquiper le reste. En bas du P30, toujours pas de signes de l’autre équipe, et je remonte avec deux kits au cul, que je vais garder jusqu’à la sortie, qui devient alors sportive… Ce n’est que la que nous rejoingnons les autres, nous attendant sérrés bien au chaud dans le Van d’un des initiés… Entrés tard sous terre, il ne sont descendu qu’à -150, et sont dehors depuis 1 h 30… Nous ne les aurons donc pas vu beaucoup!!!
TPST : 10 h
Retour sur Grenoble vers 00 h pour une courte nuit…
Xav
Le compte-rendu de Jacotte :
Nous étions 5 courageux d’ABC à faire notre baptéme de spéléo Dimanche avec le club Vulcain.. Un grand moment! Merci à Fred! En dignes grimpeurs ou canyonistes nous avons dévalé la grotte à fond les ballons; les encadrants ont à peine eu le temps de nous expliquer le fonctionnement de leur feraille qu’on était déja en bas …Et puis, quand on sait pas on improvise….deviation ou fractionnement; peu importe tout dans le même sac! Bon evidemment à la remontée , ça se corce et on a fait moins les malins …Hein David?? Quant à moi, je trouve que sans lampe et avec des graviers dans l’oeil, je me suis pas si mal débrouillée .C’est pas de cul qd même dans une grotte quand la lampe elle tombe en panne! Merci à Ingrid d’avoir joué ma lumiére.Quand à Camille (Coutin ) c’est aussi la torpille …des profondeurs! Mais je confirme encore aprés mon expérience de l’année derniére : la Spéléo c’est pas un sport de tapettes et j’éviterai de mettre des jupes pour qqs temps! Ca tombe bien de faire ça en Hiver! Parole à vous….
Le compte-rendu de David :
Un grand merci à Fred, son club et ses membres pour cette initiation inoubliable !
Pour ce qui est d’hier, ça commençait plutôt comme ça pour moi :
« Nous partîmes quelques uns ; mais par un prompt renfort, nous nous vîmes encore plus en arrivant au port, »
Jusque là tout va bien, pas trop trop en retard sur le planning (quelle chance que d’autres soient arrivés plus en retard que toi hein Jacquotte ?!). Puis viens l’heure de l’habillage, de la revue de matériel et du briefing à la Benoît Poelvoorde. Fiers d’êtres canyoneurs pensant rentrer dans la secte de ceux qui s’assurent à 2 points d’ancrages (rhaaa ils ne s’étaient pas trompés !! damned), nous écoutâmes sans retenue quand même leurs conseils.
« Sous moi donc cette troupe s’avance, Et porte sur le front une mâle assurance. »
Ahaaaaa quelle belle bande d’initiés !! s’exclamèrent nos mappistes (oui c’est aussi la secte de ceux qui portent des gants mappa !). Partis en tête, à nous canyonneurs on n’allait pas nous la faire à nous : pfff ! descendre, nous ? fastoche ! et avec le style en plus. …et là catastrophe : pris par cette folie sportive et passionnée qui nous pousse à aller tellement plus bas, plus loin, plus vite, un éclair
de lucidité (pas éclairée par la lampe de Jacqueline malheureusement !) nous a tous transpercé l’esprit (auquel presque JAMAIS un canyoneur ne pense) : IL FAUT REMONTER.
« Tant, à nous voir marcher avec un tel visage, Les plus épouvantés reprenaient leur courage! »
Même pas mal, ni en pestant dans le p30, ni en buvant cette…pisse de roche, ni en rampant dans la boue ! Les premiers furent les derniers mais dans un temps somme toute apparamment correct (on l’a échappé belle). Rangeage du matériel, remplissage de ventre, réchauffage obligatoire (sauf pour les Vulcains car c’est aussi la secte de ceux qui n’ont pas froid !), une soupe et au lit !!
Quelle belle aventure, à recommencer sur une période plus longue.
Encore merci à ces passionnés, restez-y et faites nous rêver encore…
Merci à Corneille, vous aurez reconnu les fameux /vers de terre/ (warf
!!) acte IV, scène 3 de /Le Cidre
Bernie de l’équipe ABC
Le compte-rendu de Ingrid :
bon alors, la spéléo, c’est pas compliqué à l’aller.c’est comme un canyon quasi sec de nuit (pas de quoi frimer n’est-ce pas?) sauf qu’on n’est pas déguisé en homme-grenouille mais en extra-terrestre(vulcain?). jusque ici no soucaïaïaï!!. là où ça se corse(c’est toujours compliqué les histoires
corses) c’est au retour. tout canyonneur bien organisé (et surtout fainéant par nature) prévoit sa petite navette pour repartir du bas du canyon. et ben pas le spéleo. Lui, il compte sur un système plus que précaire pour remonter à la surface : une ficelle, une poignée, un bloqueur et beaucoup d’huile de coude et du reste. Finalement on s’en est tiré avec quelques bleus. pour rectifier le CR de Xavier: le van n’était pas chauffé et la consigne avant la descente était de remonter au bout de 10 minutes si on n’arrivait pas à » l’hopital parisien ». Sinon autre grand événement j’ai effectivement été une lumière durant cette AM, le phénomène est assez rare pour être souligné. Merci à Fred pour son initiative et merci à tous les autres pour leur encadrement et leur gentillesse.
Ingrid.