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Premiers pas sur les planches

Seynes, les 21 & 22 mars 2009

Nous fûmes 14 au départ de ce WE… et nous arrivâmes 14 sur les falaises… ou presque car le malheureux Patrice, trop pressé de se mesurer au beau rocher de Seynes, s’est fait une belle entorse lors de la marche d’approche…

Voilà, vendredi soir, départ d’une 1ère voiture avec ceux qui n’aiment pas se lever tôt le samedi matin et donc Caro et Caro, Mathieu, Jef et moi-même étions à pied d’œuvre dès 9h30 sous un beau soleil pour commencer à faire « tomber » les voies les unes après les autres. En fin de matinée, nous voyons arriver Pascale et Estevan contrits qui nous annoncent que Yoann emmène Patrice, avec son fils, visiter les urgences d’Alès… ABC commence à connaître tous les hôpitaux du sud de la France ! Malgré cela, les performances sont là pour tout le monde, c’est un week-end « initiation » qui démarre sur les chapeaux de roues : 6b trop facile pour Jef qui nous sort un 7a. 6b d’ailleurs pour tous (pas le choix, ça grouille de ça dans le secteur), et émotions garanties quand motivés, Caro B, Mathieu et moi nous nous y lançons en tête. Rien de tel que les encouragements pour se motiver ! Réelle initiation quand même pour Estevan et Yoann qui apprennent les manip’ au relais et qui font leurs premiers pas en tête, brillamment d’ailleurs, en dehors des salles. Caroline C et Pascale ne sont pas en reste.

Retour au gîte de la Maison Carrée (Saint-Denis, 34) tenu par Gilles, professionnel spéléo et canyon, qui pratique aussi un peu l’escalade et qui saura vous faire apprécier les bonnes choses de sa région ! Repas excellent (merci Caro B) et bien arrosé qui permet à Patrice avec l’aide de Jef et Mathieu (non, non, je balance personne, c’est Luc qui vous a surveillé et qui m’a dit, je cite « ils ont bu tout ça à eux tous seuls ? »… allez, je suis sympa, je vais dire qu’on les a bien aidés quand même 😉 de noyer son chagrin du jour et à tout le groupe de retrouver Noël, Laure et leurs enfants qui s’étaient arrêtés pour la journée dans un autre secteur mais qui en ont aussi bien profité.

Une bonne nuit et les troupes motivées se retrouvent dans le même secteur, toujours sous un soleil éclatant avec encore de belles voies à la clé pour tout le monde. Les enfants y vont même à fond et Luc, débutant, nous sort sous les encouragements le plus beau 5c du secteur ! Patrice, ne pouvant pas marcher jusqu’au pied des voies, se morfond auprès des voitures mais reçoit quand même du soutien lorsqu’on vient le voir pour le pic-nic. C’est donc avec regret que nous plions bagages en fin d’après-midi alors que l’envie ne manque pas de rester encore un peu…

Bilan, un super week-end où tout le monde s’est fait plaisir (désolée Patrice…) et c’est sûr, on reviendra !

Camille

Initiation à la Seynes

Seynes, les 17 & 18 mars 2007

Ce week-end (celui qui est passé !) avait lieu le célèbre week-end d’ouverture de la saison grimpe d’ABC à savoir le week-end initiation à la grimpe en falaise.

Parce que bon, la SAE c’est bien, mais à un moment donné faut bien apprendre à chercher les prises sur le caillou … et là, en général, on se rend compte que c’est pas aussi simple que de se jeter sur la petite prise bleu avec son Scotch marqué « prise n° 250 pour le pied droit et le petit doigt de la main gauche »!

Donc, les volontaires pour ce premier week-end de l’année: Patrice, Arnaud, Pascale, Jean Christophe, Stéphanie, Yves, Delphine, Fred, Antoine, Carole… jusque là vous cherchez les personnes à initier ? mais aussi Laurent, Aurélie, Vanessa, et Élodie. Et bien sûr Guillaume et moi. Et donc parmi ces gences, quelques personnes qui n’avait jamais mis les pieds sur le caillou (enfin pas celui qui est vertical et qui fait mal aux doigts avec ses picots). Premier ingrédient du week-end, on est soulagé, parce que l’expérience montre que c’est pas toutes les années pareil: le soleil. C’est simple, on a réussi à aller grimper dans le seul coin de France inondé de soleil. Et du vrai soleil en plus, celui qui vous fait les marques de brassière dans le dos (si, si!)

1er jour: le secteur de « la bête ». Superbe secteur avec des voies dans le 5 pour tout le monde. Arrivé sur la falaise vers 11h, à 16h tout le monde avait tout torché ce qu’il y avait a grimpé et commençait à sentir la peau des doigts chauffer. Un petit coup d’œil sur les manips des uns et des autres, et finalement pas un gros boulot pour les organisateurs du week-end car tout le monde se débrouillait très bien. Facile le week-end initiation.

Le soir, une bonne dose de saucisse de Morteau accompagnée de son lard et de sa lentille et un modeste dessert sur la base de fromage blanc (…) et de crème de marrons. D’ailleurs, l’avantage d’avoir torché toutes les voies assez tôt c’est qu’un petit groupe est parti finir les courses pour le soir et le p’ti déj pendant que Guillaume, Patrice et moi ont faisait la peau au seul 7a du secteur! Ah là, là, elle est belle l’organisation du week-end initiation: non seulement ils avaient pas fini les courses mais en plus ils attendent que tout le monde soit parti pour aller taper dans les voies dures! peut même plus leur faire confiance aux organisateurs 😉

Et le lendemain donc … après un solide petit déj préparer par Patrice pour les croissants, le pain frais et la déco de la table …. le classique des marathoniens! et aidé de Jean Christophe pour les oeufs au bacon (parce que bon saucisse et lard la veille, c’est un peu juste côté protéine ;-)), nous sommes partis à l’assaut des secteurs José et liaison; pas fous les organisateurs, y a de la voie dure à torcher au secteur José!!!! Et au secteur José y a quoi ? la classique des week-end à Seynes, « la concubine de l’hémoglobine », un 6b+ court et intense dans lequel les « initiés » du week-end ont pu aller se finir et les bras, et la peau des doigts. Que du bonheur donc!

Voilà donc un bref résumé de notre petite vadrouille du mois de mars. Un chouette week-end en conclusion. Et Laurence

Sortie escalade du 11-12 Octobre à Seynes et Russan

La danse des sangliers acrobates.

Ce we club, qui était une sorte de pèlerinage pour Lolo et Guillaume ainsi que pour Sophie et moi, se présentait comme une collective on ne peut plus classique : 5 cordées de 2 (Lolo, Guillaume, Bertrand et Catherine Latombe, Sandrine, Yves, Jicé dit Obélix, Arnaud, Sophie et moi), une bonne partie du noyau dur d’ABC, des nouveaux, des anciens, des classiques et des modernes. Un gîte, deux falaises, l’autoroute A7, une glacière et des gâteaux aux raisins formaient les ingrédients d’un bon petit we bien classique et sans surprise. Tout juste s’attendait-on à pousser un petit soupir nostalgique en longeant la falaise de Seynes (Ceux qui se demandent pourquoi peuvent se référer à la newsletter 4 qui fête sa première année). C’était sans compter sur le potentiel de ce club plein de surprises car, sachez-le jeunes novices, à ABC rien ne se passe jamais comme prévu.

Comme d’habitude, Sophie et moi avions petit déjeuné à la frontale pour commencer la journée au plus vite et, à 10h30 le samedi, nous attaquions la 2ème voie de la journée. Dans notre empressement, nous nous étions trompé de secteur ce qui ne sera pas sans conséquence. Le pire, dans ce genre de situation, c’est qu’on arrive à se persuader qu’on est là où il faut. Le secteur où était fixé le rendez-vous était le même que celui où nous avions grimpé l’année dernière. Vaguement, la falaise nous disait quelque chose avec juste un peu plus de végétation dessus. Bref, de notre point de vue, on était bien au secteur de la bête, nullement inquiets de la paroi rouge vif juste à côté que nous n’avions aperçue que de très loin l’année dernière. C’était sur. Lorsque vers les 12h00 le reste de la troupe pointait le bout de son nez, il fallait se rendre à l’évidence, on était au secteur rouge-gorge. Ca tombait bien, il y avait du 5, du 6. Bref, de quoi passer la matinée (noter que la matinée commence à 12h00. A ABC, on est proche de la nature alors on se cale sur l’heure du soleil).

Ce n’est donc qu’après manger que Lolo, Sophie et moi sommes partis en éclaireurs à la recherche du secteur de la bête, glacière et autres gros sacs de bouffe à la main. On se doutait bien qu’on ferait un peu les sangliers dans les buissons. Mais, les jolies couleurs d’un topo cachent souvent ses lacunes en termes d’information. Non seulement, il n’y a pas de chemin entre les deux secteurs, mais en plus, ces secteurs sont éloignés l’un de l’autre. Et franchement, marcher entre les ronces, les arbres les buissons et les rochers, une glacière remplie à la main, le tout pendant la digestion, est une expérience que je ne recommande à personne. Recouverts de poussières, écorchés, énervés, nous avons fini par atteindre ce fameux secteur qui n’a jamais aussi bien porté son nom : nous étions retournés à l’état primaire de bête.

La sieste digestive ayant été remplacée par une séance d’échauffement, nous pouvions donc attaquer d’entrée. Loin d’être découragés par cette expérience, les membres d’ABC purent donner toute la mesure de leur talent. Guillaume a enchaîné son petit 7a. Quant à Sophie et Bertrand L, ils se sont livrés à une acrobatie à faire pâlir les trapézistes du cirque Gruss. Leur numéro de passage de dégaines à 20m du sol est digne des plus grandes manoeuvres de haute voltige. L’exercice consiste à ce que le premier accroche une dégaine à la boucle du talon de son chausson, puis pendule en tendant le pied correspondant vers le deuxième voltigeur tout en étant descendu par son assureur. Le deuxième acrobate, lui, pendule dans l’autre sens afin d’attraper cette dégaine. Une telle beauté dans la réalisation du geste pourrait faire passer l’acrobatie pour un exercice gratuit, juste pour l’esthétisme quoi. Il n’en est rien. La dégaine ainsi chopée n’avait d’autre but que de servir à un vil exercice de tire clou. L’histoire ne retiendra pas ce détail et c’est tant mieux.

Après une telle journée, j’espère que les 8 autres membres de la harde nous pardonnerons de les avoir perdus dans Alès à la recherche de la bonne direction. Grâce à ma minutieuse préparation de l’itinéraire, nous avons mis une grosse heure à atteindre notre gîte pendant que nos ventres réclamaient désespérément un tagine et une tarte aux kiwis. Il fût à la hauteur de notre attente malgré les oublis variés et divers (le rosé pour moi, les citrons confits pour Guillaume, le sel pour Yves, de la poudre d’amande pour Sandrine).

Le gîte que j’ai trouvé (ou plutôt le seul disponible) étant particulièrement bien placé, nous avons également mis une bonne grosse heure pour atteindre Russan le lendemain. Malgré un topo aussi précis que celui de Seynes, la couleur en moins, le site valait vraiment le déplacement. Le site a été formé par un méandre du Gardon. La falaise forme ainsi un 3 / 4 de cercle sur l’extérieur de la rivière. Lorsqu’on arrive là, par le haut, ça donne tout simplement une vue splendide. Mais le Gardon ne s’est pas contenté de sculpter le calcaire, il a dessiné des voies originales et belles allant de la dalle au méchant dévers. Malgré un temps gris et incertain, nous nous sommes vraiment régalés tout au long de la journée. Les cotations peuvent paraître chères parfois, mais la dalle demande de la finesse et de la précision donc du sang froid même dans le 5+. Cela dit, l’équipement (refait récemment apparemment) est irréprochable. Tous les pas difficiles se font immédiatement après le mousquetonage ce qui permet de se lancer dans des voies dures sans craintes. Des biscuits Prince, de la baguette fraîche, du chocolat côte d’or et accessoirement un site de grimpe magnifique ainsi que des voies parmi les plus belles du sud, quelque chose clochait. Tout allait trop bien : le site a été trouvé sans (trop de) problèmes, la météo est clémente, le secteur choisit convient à tous. Il fallait donc bien un imprévu pour faire de cette journée une vraie sortie ABC. Des gens de la région avec une belle mentalité nous ont rendu ce service en allant visiter nos voitures pour nous débarrasser des objets superflus qui encombrent notre quotidien. Merci à eux donc, de nous avoir soulagés d’un appareil photo, d’un son sac à dos, de duvets et des restes de la bouffe du we (GRRR !). Moralité, même pas beau, faut lire le topo : « Ne rien laisser dans les voitures ».

Bertrand S.

Week-end à Seynes du 12 au 13 octobre

Malgré le mauvais temps annoncé, le mistral et le manque d’effectif pour remplir un gîte comme sait le faire Jacotte (c’est à dire 30 personnes en comptant veaux, vaches, cochons, marmaille), nous sommes 4 courageux à être partis à Seynes ce we. Et vous savez quoi ? On a eu raison. Grand beau, falaise superbe, voies mythiques (à 3 voies contre 1, hein Lolo ?) et quasiment personne dans les longueurs. Bref, un de ces we où on part comme ça on se disant qu’avec la météo si on grimpe 2 heures, c’est bien et, qui finalement se retrouve être un des meilleurs we de grimpe de l’année en qualité et en quantité. Après 2h30 de route pendant lesquelles Guillaume et Lolo ont pu finir leur nuit, nous sommes arrivés dans un village médiéval magnifique : Vézénobre, adresse du gîte. Par chance, la boîte de vitesse de la R21 a tenu le choc. Si nous n’étions pas encore surs de revenir, au moins nous allions grimper. Et c’est ce qu’on a fait à partir de midi.

Organisés en deux cordées, on n’était pas là pour tricoter. On a donc enchaîné jusqu’à plus soif, ou plutôt pour être honnête, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de voies de notre niveau dans le secteur. Bilan médiocre pour Dieu puisqu’il a sorti un 6c après quelques essais (que Lolo a impeccablement enchaîné flash en moule). Pour les autres, ils se sont contentés de petits 6b même pas enchaînés. Tout le monde s’est pris son petit plomb sauf 2 filles que je ne citerai pas par galanterie. On attendait quand même mieux de la star G.Beslon qui était venu avec son préparateur physique (Lolo), son fan club ( Lolo, Sophie et moi), son préparateur mental ou chambreur attitré (moi) et les reporters photos (Sophie et moi). Et puis bon, allez savoir, la pression, la peur de l’échec ou la peur du succès, certains diront du laisser-aller (vous trouvez pas qu’il a pris un peu ?), ont fait que Guillaume n’était pas au niveau où on l’attendait. A peine a-t-il enchaîné un 6b sur-dur avec un premier tiers tout en pas de bloc se terminant par le passage d’un surplomb en aveugle sur des niaquettes. Les rumeurs de début de séjour sur l’hygiène de vie de celui qu’on rechignait presque à appeler Dieu désormais, allait se confirmer au resto le soir puisqu’il s’est baffré de manière inhabituelle.

Là, on s’est dit : c’est la fin d’une légende. Mais, ce qui fait les grands champions c’est leur capacité à rebondir. Par orgueil et surtout pour ne pas décevoir ceux qui étaient venus de loin pour le voir, il s’est arraché dans un 7a le lendemain pour le sortir après deux petits repos de rien du tout pour l’enchaîner en second ensuite. La foule béate se serait largement contentée d’un tel exploit mais, au sommet de son art, maître Beslon nous a gratifiés d’un 6b et d’un 6c en guise de retour au calme.

Lolo, arrête de rire car je vais maintenant m’occuper de ton cas. Alors Lolo, faut savoir qu’il y a trois choses qu’elle n’aime pas : le matin, la dalle et voler. Et c’est dommage parce qu’à ses couinements, j’ai cru comprendre qu’elle aurait pu nous faire de jolies figures. Si quelqu’un a une photo de Lolo en train de se prendre un gros plomb, j’achète à n’importe quel prix. Sinon, il y a quand même des choses qu’elle aime : les bons gros dévers à bacs, Picsou magazine et les bonbons Haribo. Il serait injuste de limiter mes railleries à une seule cordée alors que l’autre ne valait pas mieux. Soyons sport et avouons : chopage de dégaines et pieds sur le spit pour ne pas voler, attaque en règle sur le jambon et le fromage dès que Guillaume avait le dos tourné, dyslexie au petit déjeuner et total mépris pour le respect du rapport poids / puissance.

Voilà, on a passé deux jours de pur bonheur dans un cadre de rêve. Si ça ne vous donne pas envie d’aller à Saou du 1 au 3 novembre, je ne peux plus rien pour vous. Enfin si, je peux mettre les photos en ligne. Elles sont magnifiques. Les filles apprécieront tout particulièrement les muscles du maître en plein effort dans le 7a.

Bertrand

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