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Couloir de la Table, Aiguille du Tour
Massif du Mont-Blanc, du 30 mai au 1er juin 2009
Participants : Frédéric Chambat (Vulcain), Jarek.
Ce couloir est une grande classique de l’alpinisme facile (cotée PD+ ou AD-). Il faut d’abord monter au refuge Albert 1er, longer le glacier du Tour jusqu’au pied de l’aiguille, remonter le couloir de neige à 45°, parcourir un peu d’arêtes facile pour accéder au sommet et redescendre par la voie normale.
Samedi : montée au refuge sous la pluie malgré des prévisions météo au beau absolu !
Dimanche matin : impossible de dormir, nous sommes 20 dans une petit dortoir de refuge, il fait très chaud, pas de ventilation… A 2h30 nous décidons donc de nous lever avec les premières cordées, celles qui partent au Chardonnet. Départ 3h30, le temps n’est pas beau et nous cherchons un peu notre chemin de nuit. Arrivée au pied à 6h30. Petite pause.
Quelques cordées qui ont renoncé au Chardonnet à cause du mauvais temps sont là. Le ciel se dégage enfin. Remontée un peu laborieuse du couloir, Jarek est très fatigué : le mal de l’altitude joue à fond. Je vois enfin de près la mythique table ! (cf. photos jointes de Jarek). Le petit parcours d’arête qui suit est plus long que prévu. Arrivée au sommet vers 10h30, l’horaire est explosé, redescente sur le refuge.
Lundi grasse mat’ jusqu’à 6 h, exercices de mouflage sur le glacier et retour sur Lyon.
Sospel
Sospel, du 21 au 24 mai 2009
Voici un petit topo du dernier week-end canyon à Sospel (Alpes Maritimes) du 21 au 24 mai qui était une vraie réussite ! Un temps magnifique, des canyons verdoyants avec plein de sauts, de rappels et des toboggans du tonnerre… (bon le dernier toboggans du dernier canyon, pas top !) et une super ambiance.
On était 12 ou 13 selon les jours dans un gîte chaleureux, dans une petite ville toute mignonne (manque de stations essence quand même), au milieu des montagnes… Tous les matins, petit déjeuner en terrasse au soleil… et le soir repas du chef, délicieux après une bonne journée de canyon…. Tous les jours un canyon était prévu et pour ceux qui n’étaient pas motivés pour le canyon du jour, au programme rando, visite de Nice, baignade en méditerranée….
Le programme : départ le mercredi soir et arrivée à 2h du matin par une route au milieu des bois, bercée par le chant d’une chouette au clair de lune…
Le jeudi matin levé 8h (ça rigole pas) et premier canyon : le Planfaé, 30 min de marche d’approche, avec au bout un canyon avec des petits rappels, des sauts et des toboggans pour mettre en jambe…nous étions quelques débutants.
Le vendredi matin, début des choses sérieuses !!! Le canyon Carleva avec 2h de marche d’approche dans un décor montagneux magnifique et 6h de descente : rappels, sauts, toboggans…
Le samedi, le groupe s’est scindé en deux ! Un groupe toujours à fond pour aller « canyonner » sur le canyon Redebraus: 10 min de marche d’approche et 4h de descente avec des méga rappels : 30 ou 40 m, des sauts… Et le deuxième groupe a fait journée repos avec visite de Nice et baignade. Et pour certains (Yves et moi) investissement dans les FiveTen ! (ça ne rigole plus !).
Et le dimanche, dernier jour (snif), le canyon du Guiou, avec 1h30 de marche d’approche et 5h de descente. Sur celui si, j’ai voulu ramener un souvenir du week-end et je me suis dit qu’une bosse sur le tête et au genou, ce serait pas mal !
Mais rien de grave et un week-end génial dans tout son ensemble !
Merci à Jacqueline, à Thierry et Pascal, nos moniteurs, à Élodie pour son soutien psychologique et à tous les gens du week-end.
Week-end aux dentelles de Montmirail
Vaucluse, du 8 au 10 mai 2009
Rendez-vous le vendredi matin à 7h aux 7 participants du week-end. Pascale, Caroline, Maude, Edmée, Jean-Christophe, Mathieu et Maël; voilà la troupe au complet.
Nous chargeons le matériel et embarquons dans nos voitures vers 7h30. Nous parcourons les 400Km qui nous séparent de Carpentras sagement. Certains finissent leur nuit, d’autres consultent des livres sur les manip’ d’escalade… What else ? Et après 2h30 de voyage, une pause café et quelques déboires pour trouver notre lieu de villégiature, nous arrivons plus motivés que jamais à arpenter les falaises des dentelles.
1er site : Il est 12h30, nous voilà aux pied des voies. Certains, affamés, commencent par la pause déjeuner, d’autres choisissent de tâter immédiatement du caillou ! Les voies grimpées allaient du 5b, 5c, 6a au 6b. Des voies droites, sans dévers sur un site bien ensoleillé mais aussi bien abrité par des arbres. La 1ère journée fut aussi celle des boulettes. Une erreur de manip’ au relais donna lieu au sauvetage de moi (!) par Pascale (merci Pascale) qui réagit vite, profitant d’une corde en moule à proximité pour me rejoindre et réparer cette malheureuse erreur. Puis, un peu plus tard, Caroline s’engage en tête dans une voie apparemment trop dure pour une fin de journée et hop bloquée entre deux dégaines, elle préféra l’option sauvetage et redescendit à l’aide d’une corde en moule située à proximité. Malgré ces 2 péripéties, la journée se déroula merveilleusement, parfaitement ensoleillée. En témoignèrent les nombreux coups de soleil. Et rassasiés vers 19h, nous rentrons contents de ce 1er jour.
Retour au gîte. Démarrage de l’apéro pendant que certains prennent la douche. Nous trinquons le soleil déclinant, confortablement installés à la terrasse. Puis nous commençons à préparer le feu pour les grillades. Et l’apéro se poursuit autour du barbecue pendant que Pascale, Caro et Mathieu nous préparent un bon dîner de sportif.
Ce soir là, nous recevons même la visite de Gus, petit escargot espiègle, qui réussit à se hisser en haut du saladier, à l’insu de tous, et à grignoter le restant de nos carottes râpées. Sacré Gus !
Petite tisane et au lit, un livre de chevet à la main, et les lumières s’éteignent vers minuit.
2e jour : Lever à 8h30 (enfin 8h pour les premiers). Consultation des topos et petit déjeuner avalé, nous repartons pour de nouvelles découvertes. Un grand et franc soleil s’annonce et nous accompagnera toute cette journée.
Nous parcourons une marche d’approche d’environ 40 minutes et arrivons sur un site exposé plein sud, nous offrant des voies en 5b, 5C, 6a, 6a+, 6b. L’inclinaison du rocher se prêtait à un exercice d’adhérence auquel Maël s’est soumis. Cela consistait à grimper la voie en 5b pieds et mains chaussés! Plus tard dans l’après-midi, Caro et Maël ne résistent pas grimper une voie en deux longueurs.
Mathieu et Jean-Christophe se délectèrent de 6a, 6a+ et 6b en dalle.
Et à 18h30, le départ s’annonce : les ventres gargouillent, les épaules brûlent, les doigts écorchés fatiguent tout comme les avant bras et les jambes. Retour au gîte pour une séance Biafine, un apéro au muscat de Baume de Venise (qui fut grandement apprécié), un repas convivial. Nous sirotons une tisane et consultons les topos pour notre dernière journée. Nous décidons, Caro, Maël et moi, de faire une voie en deux longueurs (ma première !).
3e jour : Réveil matinal car ce coup-ci il faut faire le ménage! Donc petit-déjeuner en terrasse, rangement des chambres et sacs, aspirateur, et nous revoilà chargeant les voitures pour un 3e site d’escalade.
Les deux équipes se forment, les uns partant pour le site de la journée, Caro, Maël et moi pour rejoindre le pied de notre grande voie.
Le trio qui nous formions, arrive, après une bonne demie heure de marche, aux pieds de la voie. Mais oups, nous ne sommes pas les seuls à trouver cette voie intéressante. En effet, elle se termine dans une dentelle (trou d’environ 10m de haut) par lequel la voie rejoint un chemin passant par l’autre côté de la falaise. Alors nous décidons de patienter en postant quand même un garde, histoire de ne pas se faire piquer la place. Et heureusement, car 2 minutes plus tard surgissent 2 grimpeurs plutôt impatients de gratter du caillou et plutôt culottés car ils tenteront quand même de nous passer devant. Bref, je monte la garde comme un chien féroce, prêt à montrer les dents pour défendre son os. Et en attendant Maël part sur l’aiguillette Lagarde; voie qui lui plut beaucoup avec sa largeur de pas plus d’1m, et ses stries en guise de prises.
30 minutes plus tard, nous voilà enfin prêts à enchaîner ces 2 voies. Maël part en tête. La voie démarre sur une faille en dièdre jusqu’au relais intermédiaire. Puis elle continue sur une traversée de plusieurs mètres, suivie d’une petite dalle, et arrivée dans le trou.
Nous prenons ensuite le chemin de l’autre côté de la falaise qui nous permet de retrouver le restant de la team. Nous déjeunons et à peine prêts et motivés pour grimper à nouveau, la pluie tombe, tombe et tombe et voilà notre week-end qui se termine un peu précocement. Retour au gîte pour une dernière tisane entre camarades, et nous montons en voiture pour un retour dans les bouchons.
Un week-end super pour ma part, qui nous a donné envie à tous d’explorer un peu plus les sites de Provence.
Rassemblement international canyon
Cap Vert, du 5 au 12 avr. 2009
Et nous voici de retour de notre trip canyon au CAP VERT (ile de Santa Antao) au large du sénégal pour les néophytes… sains et sauf… hormis quelques brulures et embarras gastriques… avec la banane aux lévres !
Nous partîmes finalement à 4 ; le voyage commençait mal avec la blessure d’Isabelle , les changements constants d’horaires d’avions, les surplus de poids à l’aéroport, les retards de vols et la perte de bagages à l’arrivée…. Et pourtant , à peine avions nous posé le pied sur la première île qu’un vent de béatitude nous enveloppait pour ne plus nous quitter jusqu’à notre retour en France… On aurait dit qu’un BIG BROTHER (dixit Agathe) nous avait pris sous son aile et accédait à nos moindres désirs… ou alors on nous a chouté à l’opium quelque part à l’aéroport de SAL. En Bref , que du bonheur… (même dans les transits d’ile en ile et malgré le transit tout court)… jusqu’à notre destination finale: un hôtel 4 étoiles avec piscine pour le prix d’un gite en France.
À peine arrivés, nous partions d’ailleurs en minibus à la découverte du premier canyon. Nous avons descendu 6 canyons tous caractérisés par des grandes verticales (max 250m !), le manque d’eau, les cultures de bananiers ou autres plantes et surtout des accès ou retours pittoresques. Nous avons pu nous mélanger avec les canyonistes d’autres pays et apprécier la musique et les danseuses capverdiennes (emplumées et déplumées à la fois…). Cindy et moi avons même testé la boite de nuit du bled local …trés sage..
Nous avons tous adoré l’accueil , la gentillesse et la bonne humeur des capverdiens que nous avons rencontré au fil des nos périples canyonesques ou randonnées découverte.
Il régne dans cette ile et ce pays une ambiance unique. Même si les canyons en eux mêmes ne sont pas inoubliables, les paysages sont somptueux. L’atmosphère est paisible, reposante et souvent émouvante. Leur maxime : « In capoverde, NO STRESS » ne peut nulle part ailleurs mieux s’adapter.
En bref, un pays à ne pas manquer pour les amateurs d’aventures humaines…
Cindy, gael et Agathe, Merci pour votre bonne humeur
Jacqueline
Roche-Corbière
Rochetaillée, Loire, 11 avr. 2009
Ce samedi, quelques membres du club ABC se retrouvent pour une sortie escalade dans les environs de Lyon.
Lieu choisi : Roche Corbiere, dans le Pilat ! Chouette, on a justement pas encore étrenné le nouveau topo !
Edmée, Caro C, Mael, Guillaume et Céline et caro B se retrouvent sous les voies vers 10h.
Une belle journée de grimpe, sur ce joli caillou plein de surprises, pas d’exploit notable, mais, oh, hein, c’est la reprise ! On est là pour se chauffer les doigts et faire de la prospection ! On va juste taquiner un 6b au départ teigneux qui finit par se rendre à l’acharnement d’Edmée et de Guillaume ! bravo !
En tous cas, un chouette endroit, pour une journée pas loin de Lyon, c’est l’idéal…
À refaire.
Caro B.
WE raquettes – ski de fond
Vercors, les 31 jan. & 1er fév. 2009
Groupe « raquettes »
Samedi, arrivé dans la matinée, le petit groupe s’équipa à la Chapelle en Vercors, direction soit les pistes de ski de fond, soit le But St-Genix en raquettes.
Une dizaine d’ABC chaussèrent donc leur raquettes un peu au sud de Vassieu-en-Vercors, à côté d’un site préhistorique, pour une montée à travers la forêt enneigée et les pistes de traîneaux. Le temps était agréable et la petite troupe ne chômât pas pour arriver à la crête qui nous menait jusqu’à notre but (elle était facile ! ;-). La marche sur la crête, balayée par un vent froid, fût moins agréable. Néanmoins, le vent avait dégagé la vue, superbe une fois arrivé en haut. Une fois un petit coin à l’abri découvert et un pique-nique mangé rapidement pour cause de froid, le petit groupe redescendit dans la vallée par une longue (!!!) marche à plat.
De retour, un repos bien mérité et un petit apéritif nous ouvrèrent l’appétit pour un repas au gîte.
Le lendemain matin, la météo (comme prévu) n’était pas de la partie. Mais comme d’habitude, la persévérance et l’obstination légendaire d’ABC ne se démentit pas. Trois courageux marcheurs se dirigèrent donc en direction du but de l’Aiglette, un peu à l’est du But St-Genix. À la carte, nous nous frayâmes un chemin dans la forêt, dans une neige vierge et légère et avec quelques flocons qui nous accompagnaient depuis le matin. En haut, le panorama bouché par le brouillard, nous décidâmes de redescendre, toujours à travers la forêt, jusqu’à trouver un coin à l’abri. Le pique-nique avalé, le soleil fit une timide percée pour nous accompagner jusqu’à la voiture.
Retour à Lyon en début d’après-midi par le chemin des écoliers (j’espère sincèrement que les écoliers ne passent pas là ! ;-).
Groupe « ski de fond »
Samedi, journée ensoleillée en ski de fond comme en raquette. Départ à Herbouilly, petite porte d’entrée très sympatique du domaine de ski de fond. Camille a décidé de glisser en compagnie de la famille Chantrenne plutôt que de marcher. Promenade dans les bois jusqu’à un Belvédère bien placé pour le pique nique. Un peu tôt certes mais accueillant ! retour et visite du plateau. Séance de luge et petite promenade supplémentaire en ski de fond rien que pour le plaisir de passer la frontière entre la Drôme et l’Isère.
Dimanche : initiation au Bois Barbu à l’abri dans le massif forestier. Petit parcours tout en progression : plat, légère montée s’inclinant notablement sur le dernier km jusqu’à la frontière sus citée ! Le temps n’incitait pas vraiment à rester sur place pour pique niquer. Au retour, initiation à la descente : raide au départ puis beaucoup plus douce à la fin. Au total 14km, ce qui n’est pas rien pour les débutants en skating. Coté gîte, un peu frais mais vraiment spacieux et bon accueil. Merci Camille pour l’organisation.
Mathieu & Patrice
Viaduc du 11 novembre
Châteaudouble, du 8 au 11 nov. 2008
Voici un bref résumé de notre séjour à Chateaudouble qui s’est déroulé sur quatre jours, du 8 au 11 novembre (oui, le compte-rendu a un peu de retard…). Nous avons commencé ce week-end prolongé avec 7 participants : Camille, Jeff, Patrice, Pascale, Mathieu, et les 2 Caro (Caro B. et moi-même). On s’est tous retrouvé le vendredi soir au gîte situé à côté de Draguignan. On a découvert une agréable bâtisse tout confort.
Le samedi matin : direction le site d’escalade de Chateaudouble, avec une troupe bien motivée par le soleil qui est au rendez-vous. Mais avant de grimper, il a fallu remplir la « mission topo » et on est parti avec un certain handicap : un premier topo oublié à Lyon et le libraire sur place nous informe qu’il n’est plus réédité. Finalement Camille et Mathieu réussissent de justesse à en acheter un dans un resto qui était encore fermé : bien joué !
Premier contact avec la falaise de Chateaudouble : de belles voies bien équipées, de quoi se faire plaisir chacun dans son niveau. Le fil rouge de la journée était une 6a qui est restée posée en moulinette et que chacun a passé. Le site étant assez étendu on est revenu le lendemain se poser dans un secteur à côté. Et de cette deuxième journée on retiendra une chute de pierre inopinée du haut de la falaise. Plus de peur que de mal : le bloc qui s’est détaché est tombé à quelques mètres de nous. Ouf ! Ah, mais il reste des dégaines dans la voie à coté de la chute de pierre… Merci à Mathieu et Camille qui se sont dévoués pour aller les chercher. Patrice et Caro sont repartis sur Lyon le dimanche et le troisième jour de grimpe s’est déroulé sans incident. Le lundi il a fallu rentrer sur Lyon, avec quand même une halte au site d’escalade de Chateauvert.
En résumé : Chateaudouble c’est un agréable site d’escalade, avec les petits plus que sont la fromagerie locale sur le chemin en bas de la falaise et à proximité plusieurs caves à visiter (par contre toutes fermées pour le pont du 11 novembre !). Ces 4 jours au pied des falaises auront passé bien vite, mais les courbatures un peu moins !
Caroline C.
Week-end ré-équipement canyon
Chartreuse, les 4 & 5 oct. 2008
Compte-rendu pdf ici.
Jeff
Arête des Cosmiques
Aiguille du Midi, Massif du Mont Blanc, 19 jui. 2008
Participants : Fred Chambat (Vulcain, ABC et CAF), Jarek (Troglo et CAF), Emma et Olivier (CAF)
L’arête des Cosmiques c’est une fantastique chevauchée dans les airs (cf. photos + bas). Une alternance d’arête, de petits couloirs et de rochers. Faire de l’alpinisme dans le massif du Mont Blanc c’était aussi un vieux rêve du temps où, adolescent, je lisais « La montagne à mains nues » de Desmaison. Rêve réalisé dans d’excellentes conditions : petit bivouac vers Cham la veille, beau temps et super chouette équipe homogène de « plus ou moins débutants ». Nous nous sommes rencontrés dans quelques stages et sorties initiation alpi du CAF et constituons une petite équipe motivée. Au sommet l’émotion est intense, je verse une larme ; personne ne voit rien derrière les lunettes de glacier.
Samedi donc. Lever à 5 h après une nuit sous la tente, à la belle ou dans la voiture, c’est selon. Rapide montée en benne au sommet de l’aiguille : le contraste est saisissant, là haut il y a beaucoup plus de vent et la température est bien inférieure à la vallée. Le ciel est bleu mais le Mont-Blanc a son petit chapeau. Départ un peu avant 8 h, descente de l’arête nord, puis traversée du replat jusqu’au pied de l’arête des cosmiques. Dans le replat deux drames ont été évités. A peine au dessus de nous, un second de cordée tombe sous nos yeux dans une rimaye, le premier de cordée crie, nous montons à grandes enjambées vers eux, le second ressort finalement par ses propres moyens avant que nous les ayons atteint. Tout juste repartis sur le replat nous entendons un énorme craquement : c’est un sérac qui se détache au dessus de la voie de montée au Tacul. Les dizaines de personnes qui montent en dessous ne risquent pas grand-chose car la trace passe judicieusement à l’écart de la trajectoire. Par contre les deux alpinistes situés plus à gauche entament, pendant la chute du sérac, une course à vive allure dans la pente, et échappent à un bloc de plusieurs mètres cubes qui vient terminer sa course à une cinquantaine de mètres. Peu après nous assistons à une petite dépose en hélicoptère juste à coté de nous. Pour les animations, l’office du tourisme a décidément mis les moyens !
Nous entamons l’arête proprement dite vers 9 h, nous sommes tranquilles, les cordées précédentes sont 100 m devant. Après une heure facile, l’affaire se corse : il y a la queue au rappel. Nous doublons des cordées en désescalade, faisons le rappel et doublons des espagnols. Nous nous arrêtons quelques minutes pour manger avant le pas clé, erreur, les espagnols les plus lents du monde nous repassent devant. Jarek commence a avoir le mal de l’altitude : maux de tête, envie de vomir, il avance lentement. Nous piétinons longtemps derrière les espagnols puis les re-dépassons peu avant le sommet. Le dernier ressaut est la partie la plus technique et la plus aérienne. Il faut jouer avec les becquets pour s’assurer, c’est très chouette. L’arrivée sur la plate-forme, vers 14 h, est un peu comique, les touristes montés en téléphérique nous applaudissent, les japonais nous prennent en photo. En attendant la benne de descente Jarek s’occupe à vomir. Verdict, l’endroit le moins approprié semble être par dessus la rambarde de la plate-forme sommitale : le vent remonte très fort le long des parois…
Un petit verre à Cham et les amis me déposent à Bonneville à la rencontre des collègues de canyon avec qui nous partons encadrer le stage canyon à Mieussy. A suivre au prochain mail…
Merci aux trois amis de cordée pour cette belle aventure.
Fred
Voie normale du Mont-Aiguille
les 28 & 29 juin 2008
Au départ nous étions 7 le 28 Juin et à l’arrivée aussi le 29 Juin!! Magique…
Donc pour gagner du temps nous partîmes la veille. Dodo à la belle étoile pour les courageux. Les autres classiquement sous la tente. La belle étoile avait peur de s’ennuyer car il y avait plein de copines. Pas de Nuage de mouche pour nous tenir compagnie comme promis par Caroline mais une humidité tenace qui n’a pas entamée notre moral d’acier. Réveil au clairon à 5h et départ tambours battants à 6h avant l’autre groupe qui se préparait sournoisement dans leur luxueux camping-car. Arrivée en bas de la voie juste avant les précités qui se sont arrêtés avant nous pour s’équiper !
Nous voilà partis à huit heures derrière une cordée de papi et mamie et une autre avec papa et fiston pas bien vieux. J’avais bien dis qu’il aurait fallu partir 1/4 d’heure avant.
Peu importe, le papa et le fiston courent et nous abandonnent lâchement. Ainsi va t il aussi en être du troisième age ! En fait c’est peut être 1 h avant qu’il aurait fallu partir !!!
Donc voilà même que la première cordée perd de vu la seconde et la troisième (je parle du groupe d’abc). Regroupement in extremis derrière le pilier de la vierge. Même un aveugle aurait vu les deux énorme pitons qui partent tout droit devant, mais la dalle lisse et le pierrier glissant du dessus leur faisait envie. Laurent en est encore tout chose ! Mathieu Zen, Stéphane Héroïque. On s’en souviendra.
Re-départ pour la boite aux lettre dans laquelle Céline a vraiment du essayer de passer… Ou alors elle n’était pas encore bien remise de ses émotions ! Elle a du y voir quelque chose d’effrayant car elle a fini par revenir. Regroupement au pied de la cheminée et re-départ pour déboucher sur le plateau sommital. Rapide déjeuner (le temps se couvre).Décidément, ça fait la deuxième fois que j’y vais et la deuxième fois que j’y mange en 1/4 d’heure là haut. Le service ne s’arrange pas. Descente au sec dans un joli vallon, jeu de cache cache avec le premier rappel (j’aime toujours autant les descriptions des topos). Il y en a bien qui sont descendus avant nous mais ils disparaissent comme par magie ! Nous avons trouvé une cordée de trois en train d’équiper un point pour descendre en rappel sur 60 m avec un rappel de 100 (divisé par deux ça fait que 50 m). Dégoûtés, nous snobbons pour aller trouver un joli rappel sur chaîne et maillon comme on les aime chez nous.
Stéphane passe en premier et part jouer à cache cache avec le second rappel. Il est très bon à ce jeu là. Magnifique descente de 50 m entre la paroi et une écaille, retour par une chatière meurtrière et un petit col. Descente en silence un peu fatigué mais surtout ravis de la promenade et de la performance.
Retour à Lyon sous 32°C et boulot ce matin… Grosse déprime !
Il y aura certainement une prochaine fois. Le coin est vraiment très beau.
Des photos à venir certainement.
Mathieu, Stéphane, Céline, Laurent et Caroline… Mais alors qui était la 7e (le sixième c’est moi) : Pascale. Je me demande encore si elle a bien compris pourquoi nous n’avons pris que deux rappels pour trois cordées. Vous aussi je suppose… Et si je vous dis qu’un des deux rappels était coupé en deux tout de suite ça fait tilt. Mais alors comment on fait pour descendre sur 50 m avec un rappel de 100 m coupé en deux. Interrogation à Curis jeudi soir. Passeport rose en jeu
C’est de l’humour et en plus Pascale, on l’adore !!! Et puis s’était juste une idée folle que j’ai eu juste avant de partir pour éviter de porter un rappel de 10m m non coupé en plus.
Description du passeport rose :
- savoir compter jusqu’à 3.
- compter trois cordes.
- ajouter 50 + 50 (non ça ne fait pas 25, il va falloir réviser !)
- décomposer 100 en deux nombres égaux.
Attention les notions des passeport précédents (passeport rose bonbon :savoir compter jusqu’à 1 et passeport rose saumon : savoir compter jusqu’à 2) seront aussi évaluées.
Patrice C.